Connaitre et apprecier l'Ile de Beauté 1ere partie
Si le Cap Corse est la région la plus sauvage, l'île toute entière mérite bien son appellation de Montagne de la Mer.
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CONNAITRE ET APPRECIER LA CORSE ...
L'Ile de Beauté avec ses 306000 habitants et une superficie de 8681 Km2 est la plus grande île de France métropolitaine.
La Corse est située a 170 Km de Nice, à 84 km du continent italien et 14 km de la Sardaigne.
D'un point de vue administratif, l'île est découpée en 2 départements, la Haute-Corse (2A) dont le chef-lieu est Bastia et la Corse-du-Sud (2B) dont le chef-lieu est Ajaccio.
L'histoire de la Corse est traversée de figures célèbres à l'image de Napoléon Bonaparte et de Pascal Paoli, héros de l'indépendance Corse qui en 1755 fit de l'île une république indépendante.
Depuis les années 1970, des mouvements indépendantistes revendiquent la souveraineté politique de la Corse et s'opposent à la spéculation immobilière.
Si le Cap Corse est la région la plus sauvage, l'île toute entière mérite bien son appellation de montagne de la mer.
Au centre, les vallées convergent vers la ville historique de Corte, pas loin des neiges du Monte Cinto qui culmine à 2710 mètres d'altitude. Ici, la montagne Corse compte encore 3 stations de sports d'hivers.
Le versant méditerranéen est le plus déchiqueté : falaises, calanques et golfes renommés comme ceux de Calvi, Galéria, Porto et Ajaccio. Les calanques de Piana, l'un des plus beaux sites de Corse ont été classées d'intérêt mondial par l'UNESCO.
Sur la côte Est, la plaine d'Aléria montre un littoral presque rectiligne ou alternent plages, zones rocheuses et marécageuses.
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Nous commençons notre tour de Corse par la ville de Bastia avant de découvrir le Cap Corse. Balade sur le vieux port et visite de l’Oratoire de l’Immaculée conception. Cette chapelle donne sur un parvis avec un Soleil en mosaïque de galets. L’intérieur est d’une richesse surprenante qu’il faudra prendre le temps d’apprivoiser dans la pénombre de l’édifice. Au hasard des ruelles, nous arrivons sur la place du marché où l’on peut admirer la façade de l’Eglise St Jean-Baptiste, puis nous nous dirigeons vers la citadelle terra-nova. Entourée de son rempart du 15eme siècle, la citadelle cache un quartier très agréable fait de petites ruelles, de restaurants, de petites boutiques et de bâtiments sacrés tels que l’Eglise Ste Marie et la chapelle Ste Croix avec son Christ des miracles (Christ noir).
Après une matinée dans la préfecture de Haute-Corse, nous partons pour le Cap Corse, direction Miomo. Sur la route, arrêt à l’Eglise Ste Lucie pour admirer la vue sur l’anse du port de Bastia et ses quartiers alentours. Nous continuons par la route des corniches de schistes verts aux reflets dorés qui nous mènent à San-Martino-Di-Lota puis jusqu’à Miomo.
Arrêt à Erbalunga avec sa tour génoise et son charmant petit port qui abrite des bateaux de pêche colorés. Nous continuons en direction de Macinaggio et la belle plage de sable fin de Tamarone. Ce sera notre première plongée en Corse au cours de laquelle nous avons pu admirer divers poissons, quelques méduses et des sèches.
Nous reprenons la route et passons par les communes de Rogliano et de Ersa. Le paysage change et ses montagnes deviennent de plus en plus vertes. Arrivés à la plage de Barcaggio après quelques minutes de marche à travers les buissons et petits arbres, comme s’ils étaient ses derniers défenseurs.
De cette plage de sable fin et de galets de schistes verts se dessine au loin l’ile de la Giraglia.
Retour de Barcaggio par le moulin Mattei où l’on peut admirer la vue panoramique sur la côte ouest du Cap Corse et les éoliennes de Ersa.
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Réveil matinal pour le petit déjeuner suivi d’une séance de plongée dans la baie de Mute, face à l’ilot de Centuri. Cette baie regorge d’oursins et de poissons accompagnés de quelques petites méduses roses.
De retour sur la terre ferme, nous repartons pour Centuri, pittoresque petit village vivant au rythme de son port de pèche. C’est un beau mélange de couleurs que nous offrent ses bateaux colorés et ses maisons aux toitures de serpentine verte.
Centuri est désormais devenu le 1er port de pêche à la Langouste de France.
C’est par une route très agréable, boisée et verdoyante, perchée entre mer et montagnes, que nous roulons en direction de Morsiglia.
Ses tours carrées lui sont caractéristiques et uniques sur l’île de beauté.
Arrêt à Pino pour un repas au bord de l’eau. Dans cette petite crique les maisons façonnées de la pierre locale se fondent parfaitement dans le paysage et les rochers de la plage lui donnent un aspect sauvage. En poursuivant la spectaculaire route de corniches, au pied du Mont Cucaru se dessine le village de Canari. Une ancienne carrière d’amiante impressionnante par sa taille se trouve sur cette commune. Les restes de serpentine de l’exploitation, de couleur grise, sont rejetés par la mer et se retrouvent sur les plages pour façonner un paysage grandiose. Ces plages de galets de schistes amentifères se retrouvent sur la plage de Catarelli, contrastant avec les vagues d’eau turquoise magnifiques.
Quelques kilomètres au sud, toujours en suivant la route des corniches (D80), nous arrivons sur l’ancienne place forte médiévale de Nonza. Littéralement agrippée à la falaise qui surplombe la mer intensément bleue, coiffée par une tour de défense de schiste vert, le village se groupe autour de l’église Ste-Julie et sur le rocher qui porte la vieille tour.
Arrêt obligatoire ! Vue vertigineuse sur la plage en contrebas, accessible par un sentier formé de 260 marches.
La route serpente ensuite à travers les vignobles, nous amenant à St-Florent, tout au sud du Cap Corse.
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Nous débutons la 3ème journée de notre tour de Corse par la visite de la citadelle de Saint-Florent. Depuis le parapet, la vue s’étend sur le port et les montagnes. Dans la vieille, ville on flâne avec plaisir à travers les ruelles tortueuses bordées de placettes fleuries de lauriers roses.
A 1 km en direction Poggio-d’Oletta, l’Eglise Santa-Maria-Assunta est l’ancienne cathédrale romane du Nebbio (1140). Elle présente les reliques de St Flor, soldat romain qui subit le martyre au 3ème siècle.
Continuant la route vers l’ouest, nous longeons le maquis odorant du désert des Agriates. Les paysages du désert évoluent au fil des kilomètres, du plus minéral au plus verdoyant. La route rejoint ensuite le bord de mer et nous fait profiter d’une vue magnifique sur les falaises qui surplombent la mer.
A notre arrivée à l’île Rousse, un vent exceptionnel de 100km/h déchaine la mer. Nous profitons de cette escale pour flâner sur la place du marché couvert et déguster (et acheter!) du miel de la région. Petit détour par la place Paoli ornée de ses majestueux palmiers qui entourent le buste du fameux conquérant des mers, Pascal Paoli. Nous choisissons le restaurant U Libecciu pour une petite pause repas. La décoration est très originale (jusqu’aux toilettes) et le repas excellent : loup grillé avec courgettes, pomme de terre et polenta, lasagnes au brocciu (fromage frais de Corse) et desserts au chocolat.
Malgré un vent toujours soutenu, nous nous aventurons sur l’île de la Pietra dont la montée nous guide jusqu’au phare.
La vue est magnifique et les couleurs de la roche se mêlent à la végétation avec un charme bluffant, sans parler de la mer qui nous entoure.
De nouveau sur la route, nous atteignons le village de Pigna où les artisans présentent leurs produits locaux. C’est un plaisir de parcourir Pigna de ruelles en ruelles pour découvrir ces très jolies bâtisses aux allures de cavernes d’Alibaba: les canistrelli (petits gâteaux corses), confitures et liqueurs de châtaignes, de cédrat, vins, saucissons et mélange d’épices du maquis (myrte, thym, laurier) charment tous nos sens.
Sur la route en direction de Calvi, nous passons devant des mausolées, ces tombes familiales qui ressemblent à un regroupement de petites chapelles installées au milieu des montagnes. Nous faisons halte dans l’un des plus beaux villages de France, Sant’Antonio, d’où l’on peut s’offrir une vue panoramique sur la Balagne.
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Le départ est donné à 9h30 pour la randonnée au phare de la Punta de la Revellata. Cette balade de 3h de marche est absolument incontournable. Des criques magnifiques se dessinent de bout en bout jusqu’à l’arrivée au phare et offrent la possibilité de se baigner et plonger dans des paysages sublimes (ne pas oublier masques et tubas !). La balade est parsemée de divers cactus, de plantes méditerranéennes et endémiques, plus ou moins excentriques par leurs formes et leurs couleurs. Attention tout de même, pour les plus retissant à la marche, les crevaisons sont très courantes si vous tentez l’aventure en voiture !
Après cette belle escapade, nous prenons une pause déjeuner à 13h au cabaret-restaurant A Stella de Calvi : assiette de charcuterie corse, pièce de sanglier avec ses penne et en dessert, l’incontournable crème à la châtaigne.
Nous repartons pour la visite du port de Calvi, sa citadelle plantée sur le promontoire qui surplombe le golfe de Calvi et celui de la Revellata, la caserne de la 2e division des parachutistes de la légion étrangère et l’Eglise St Jean-Baptiste. On peut également admirer le buste de Christophe Colomb à l’entrée de la citadelle en l’honneur de ce fils du pays que Calvi, qui était genoise à l’époque, aurait vu naître.
Nous quittons la « capitale » de la Balagne par une des plus belle route de Corse, la D81 qui suit la côte et qui mène à Porto. Très sinueuse (80km en 2h), cette route longe des falaises vertigineuses et passe sous des tunnels de roche rougeâtre offrant un contraste magique avec le bleu de la mer.
A notre arrivée à Porto vers 18h, nous profitons d’une première balade au port et sur la plage, tout en repérant les clubs qui proposent des baptêmes de plongée et des croisières dans la réserve de la Scandola.
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Cette 5ème journée nous emmène dans la majestueuse fôret d’Aïtone, une des plus belles et plus typiques de Corse. Même la route reliant Porto à Évisa est l’occasion de plusieurs arrêts photo tellement ce paysage de montagne est grandiose.
C’est de ce dernier village, paradis des randonneurs à 830 mètre d’altitude et situé à la lisière de la forêt d’Aïtone que nous laissons la voiture pour suivre le sentier de la Châtaigneraie. Au fil du sentier, des panneaux explicatifs nous font découvrir l’importante place que tenait la châtaigne dans la tradition de la montagne Corse.
Après 1h15 de marche et une centaine de mètres de dénivelés, nous rejoignons une route puis en empruntant le premier chemin à gauche nous faisons notre première rencontre en tête à tête avec des cochons sauvages, des chèvres et des vaches en liberté qui paissent avec leurs petits. Par une descente étroite et pentue nous accédons, entre rochers et pins laricio, à un petit paradis fait de piscines naturelles reliées par des cascades. L’eau pure et fraiche se déverse en torrent et se fraie un passage entre les blocs rocheux qui servent d’îlots de repos pour les randonneurs. L’endroit est magique de par la couleur des arbres transpercés de soleil qui se reflètent dans la transparence de l’eau. La poésie du lieu nous envahi le temps d’une pause au son des clapotis de l’eau puis nous entamons le retour qui, en descente, ne nous prendra qu’une demi-heure.
De retour à Porto, nous faisons un dernier détour par la plage de Caspiu.
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Le réveil à 7h30 nous permet donc d’embarquer à 9h30 sur une navette de croisière Via mare pour le tour de la réserve de la Scandola considerée comme la perle de la Corse
Ce paysage de roches volcaniques sculptées par l’érosion du vent et par les va et viens de la mer est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983. La mer est encore déchainée mais le paysage grandiose nous fait oublier les vagues qui passent par-dessus bord, pour ceux qui sont assis à l’avant du bateau. Impressionnantes falaises écarlates et ocres et pitons acérés, multiples grottes et fissures ponctuées de murailles qui se dressent majestueusement vers le ciel, sont les nombreuses merveilles de la nature qui s’offrent au regard tout au long de la croisière.
La mer, si belle et transparente, sublime la magie du paysage où de nombreux oiseaux ont trouvé refuge. Les balbuzards pêcheurs et les cormorans huppés sont ceux que l’on peut le plus facilement observer autour de leurs nids ou effectuant des ballets au dessus de nos têtes.
Sur le chemin du retour, nous accostons pour une demi-heure sur la plage de Girolata à l’abri du vent. Nous avons pu nous offrir 30 minutes de baignade incroyable : cette crique regorge d’oursins et de poissons de formes et couleurs différentes. N’oubliez donc pas votre masque et tuba pour admirer cette richesse de la faune et de la flore !
De retour à Porto à 12h30, nous prenons une pause sandwichs pour enchaîner avec le départ à 13h pour les Calanches, toujours en bateau. Vues de la mer, les roches érodées et sculptées laissent libre cours à l’imagination des visiteurs qui leur attribuent entre autres des silhouettes d’animaux. Nous sommes ainsi invités à la table des géants, ou château fort en granite et à reconnaître la forme de la Sardaigne dans la roche.
Après cette journée en mer, nous partons pour l’intérieur des terres Corses. Ce seront deux heures de route en direction de Corte en passant par la forêt d’Aïtone, le Niolo, la forêt de Valdu-nillu et Scala di Santa Regina.
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Ce matin nous nous accordons une petite grasse matinée avec un réveil à 10h30. Nous partons pour 15 kilomètres de route longeant la Restonica dans une forêt de Pins pour rejoindre le départ de la Randonnée au Lac de Melo.
Le sentier de randonnée est parsemé de roches et il faut se tenir aux petits pas afin de ne pas déraper sur les imposants rochers plats et parfaitement lisses. Le paysage est grandiose, on se sent happé par les montagnes environnantes, et si minuscule au milieu de ces énormes amas de roches ! Des sapins et des aulnes très odorants jalonnent le sentier, ainsi que différentes espèces florales telles que les orchidées sauvages.
Note : Quelques passages d’échelle et de chaines au fil de l’ascension.
Nous atteignons le lac de Melo, à 1711m. Ce très beau lac, parfaitement rond, est entouré d’un tapis de mousse verdoyante traversé de ruisseaux. La luminosité fait ressortir la couleur verdoyante de cette flore qui contraste avec l’eau bleutée et ses reflets des escarpements rocheux alentours.
Quittant ce premier lac, nous poursuivons notre ascension pendant 45min jusqu’à atteindre le lac de Capitello à 1930m d’altitude. Ces derniers 219 mètres de dénivelé positif nous offrent un magnifique panorama et les neiges éternelles à bout de bras.
A 18h nous sommes de retour et nous repartons pour le restaurant U Museu où nous savourons un menu typique corse: salade U Museu, chausson aux herbes, canelloni au Brocciu, haricots au figatellu (saucisse de porc) et aux poireaux. Pour terminer, du fromage de chèvre et de brebis puis, en dessert, un délice à la châtaigne et un fiadone (flanc au brocciu).
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Nous quittons notre hôtel pour la visite de la ville haute de Corte. Nous découvrons ses charmantes ruelles et prenons la direction de sa citadelle et de son musée. Nous avons profité d’une très belle exposition sur Napoléon Bonaparte, enfant du pays puisqu’il est né à Ajaccio, puis nous avons parcouru les galeries présentant la culture traditionnelle corse.
Après une courte pose sandwich place Gaffori, dont les murs criblés de balles rappellent la violence de combats passés, nous partons pour la grande traversée du cœur de la Corse par la D69.
Durant ces 4h30 de belle route de montagne, tout de même très escarpée, nous découvrons des paysages magnifiques et croisons de nombreux cochons sauvages, parfois même avec leurs petits.
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Le réveil, croissants, pain au chocolat et bannette accompagnée de miel corse ont constitué un petit déjeuner de luxe !
Nous partons ensuite pour le col et les aiguilles de Bavella. Routes vertigineuses, paysages époustouflants couverts de pins et désolation de forêts brulées nous accompagnent.
Attirés par la fraicheur de l’eau, nous nous offrons des baignades dans les piscines naturelles de la rivière Solenzara, où quelques individus de la faune, telles que des anguilles et grenouilles, nous surprennent.
En reprenant la voiture, nous arrivons enfin face à la mer à Solenzara et continuons par la côte des nacres.
L’après-midi est consacrée au tour des plages du Nord du golfe de Porto-Vecchio et notamment à San Ciprianu où nous nous sommes baignés.
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Consultez la suite de votre parcours sur la page N°2 ... |
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